Zika : l’espoir d’un vaccin en 2016 ?

Posté le 05/04/2016| Par RAAUCENTER| Dans Santé
Zika : l’espoir d’un vaccin en 2016 ?


Petit rappel :

Le Zika est un arbovirus transmis par les moustiques.
Eruption cutanée, fièvre, fatigue, douleurs musculaires et articulaires, conjonctivite, maux de tête, douleurs rétro-orbitaires, les symptômes du Zika disparaissent généralement dans un délai de 2 à 7 jours. Une personne infectée peut contaminer un moustique pendant la période où le virus est présent dans son sang, soit 12 jours après la piqûre infectante.
 

A l’heure actuelle, il n’existe aucun vaccin contre le Zika.

Le virus est connu depuis 1947 et soulève aujourd’hui de fortes inquiétudes. Une propagation très inquiétante dans les Amériques : l'OMS s'attend à 3 voir 4 millions de cas cette année. Au Brésil, 1,5 million de cas ont déjà été recensés dont 4.300 cas suspects de microcéphalie. Le virus est soupçonné d’être à l’origine de cette anomalie congénitale (nourrissons avec un cerveau et une tête trop petits) et de troubles neurologiques (syndrome de Guillain-Barré).

 
Contexte international :
  • 26 pays du continent américain sont actuellement touchés par le Zika.
  • En métropole : entre le 1er janvier et le 11 février 2016, 30 personnes revenant de zone atteinte du virus Zika ont eu une infection au virus. Parmi ces 30 cas, 2 femmes enceintes et 1 cas de complications neurologiques. 
  • Dans les territoires français d’Amérique : la situation est grave en Martinique et en Guyane (niveau 3a du Psage arbovirose émergent : "phase épidémique appelant des mesures de gestion habituelles").

Des résultats prometteurs cependant : le groupe pharmaceutique américain Inovio Pharmaceuticals a développé un vaccin synthétique qui repose sur un morceau d'ADN du virus et non sur un virus vivant. Il peut donc être conservé sans réfrigération pendant plusieurs heures.

Les tests précliniques montrent des résultats concluants et durables sur des animaux. Le vaccin a été testé sur la souris et devrait être expérimenté sur le singe avant d’engager des essais sur l’homme fin 2016. Afin de lancer le vaccin sur le marché le plus rapidement possible, Inovio envisage de demander aux autorités sanitaires un examen accéléré de son dossier.

C’est positif. Les projets s’accélèrent. Dans un climat de crainte croissante de voir le virus se propager à travers l'ensemble du continent américain et même au-delà des frontières, en Europe, plus d'une dizaine de groupes pharmaceutiques de renommée internationale sont dans la course au vaccin anti-Zika, selon l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS).
 
Parmi les organismes ayant des projets relativement avancés pour mettre au point un vaccin, figurent l'indien Bharat Biotech, qui a déclaré qu'il commencerait de façon imminente ses essais précliniques sur des animaux. Aux Etats-Unis, l'organisme gouvernemental National Institutes for Health travaille également sur un vaccin ADN et le français Sanofi Pasteur, qui produit le premier vaccin contre la fièvre de dengue, a annoncé de son côté avoir lancé un projet de vaccin contre le Zika.
 
Une grande somme engagée : d’après l'OMS, la lutte contre le virus va nécessiter environ 56 millions de dollars jusqu'en juin prochain.
Cependant, patience reste le maître mot. L'OMS estime qu'il faudra encore au moins 18 mois pour que des essais cliniques de grande échelle voient le jour.
 
Comment se protéger contre le Zika ?

 
Quelques recommandations pour éviter les piqûres de moustique :
  • Porter des vêtements longs et couvrants pendant la journée
  • 40% des piqûres se font à travers les vêtements, il est conseillé de d’imprégner ses vêtements d’un produit insecticide
  • Utiliser des produits répulsifs sur les parties découvertes de la peau
  • Mettre des moustiquaires, diffuseurs électriques et bandeaux collants imprégnés d’insecticide chez soi

Prévention spécifique pour les femmes enceintes :
 
Il est recommandé aux femmes enceintes d’être particulièrement vigilantes les deux 1ers trimestres de grossesse.


 
  • Pour celles qui résident en zone épidémique, elles devront avoir un suivi de grossesse adapté.
  • Pour celles qui souhaitent se rendre en zone épidémique, il est conseillé de consulter leur médecin traitant.
  • Enfin, pour les voyageurs avec jeune nourrisson,  il est recommandé d’utiliser des moustiquaires imprégnées sur les berceaux et poussettes, et de les couvrir de vêtements longs et amples.
 
Sources : lemonde.fr - la1ere.fr - sciencesetavenir.fr