Le cholestérol, un mal silencieux

Posté le 19/10/2016| Par RAAUCENTER| Dans Santé
Le cholestérol, un mal silencieux

"J’ai du cholestérol" est une expression abusive car il est tout à fait normal d’avoir du cholestérol dans notre organisme pour la simple raison qu’il nous est indispensable. Le cholestérol est une substance grasse qui sert notamment à fabriquer les cellules, les hormones, la bile, etc. Mais il y a le bon et le mauvais cholestérol.
 

L’UN RESTE L’AUTRE PART
 
Les deux types de cholestérol sont transportés par des lipoprotéines. Certaines circulent dans le sang et permettent l'élimination du cholestérol (HDL), tandis que les autres (LDL) s’accumulent sur les parois des vaisseaux sanguins. Une accumulation en plaques qui obstrue les vaisseaux sanguins. Résultat : le flux sanguin est ralenti, voire même interrompu. Les conséquences (angine de poitrine, infarctus, caillot sanguin…) sont plus ou moins graves en fonction de la localisation de ces plaques. L’excès de cholestérol est donc à l’origine de nombreuses maladies cardiovasculaires et pour éviter le pire, le mieux est d’intervenir avant l’apparition des symptômes.
 
UN MAL SILENCIEUX A DOSER
 
Dans les cas extrêmes, l’excès de cholestérol se manifeste en effet par certains symptômes comme des dépôts jaunâtres au coin interne des yeux, un arc blanchâtre autour de la cornée ou la gêne des mouvements, due à des dépôts sur les tendons. Mais les cas modérés ou légers, qui sont de loin les plus fréquents et qui font aussi peser un danger sur le système cardiovasculaire, passent le plus souvent inaperçus.
Seule une analyse de sang permet de révéler l’excès de cholestérol par le dosage des deux cholestérols, le bon et le mauvais et le rapport entre les deux.
 
L’ALIMENTATION AU CŒUR DU PHENOMENE
 
La source du cholestérol, et notamment du mauvais, est l'alimentation. En cas d'hypercholestérolémie, votre médecin vous demandera donc d’adopter une alimentation adaptée, voire de prendre un traitement, et de contrôler régulièrement votre taux de cholestérol.
Il est souvent difficile de suivre les recommandations diététiques et un traitement chaque jour alors qu'aucun symptôme ne vous rappelle que vous êtes malade. Pourtant, seule une prise en charge au long cours permet d’éviter de graves complications.