L'incontinence urinaire féminine, le premier pas c’est en parler

Posté le 02/11/2016| Par RAAUCENTER| Dans Santé
L'incontinence urinaire féminine, le premier pas c’est en parler


La vessie est un réservoir musculeux qui se remplit puis se vide par un conduit équipé de deux valves de vidange (les sphincters). Le réservoir et les valves fonctionnent par réflexe, mais l'une des valves, située au niveau du périnée et qui représente le verrou de la vessie, est aussi contrôlable par la volonté.
 
TROIS INCONTINENCES DIFFERENTES
 
Les problèmes d'incontinence urinaire touchent majoritairement les femmes pour des raisons anatomiques. On distingue trois grands types d’incontinence féminine, qui peuvent s'associer : l’instabilité du réservoir ; des problèmes neurologiques ; un mauvais positionnement du verrou (le plus souvent lié à un événement gynécologique ou obstétrical), qui provoque des fuites lors d’efforts.
Les solutions doivent donc être adaptées à chaque cas : rééducation (par stimulations électriques, biofeedback, techniques manuelles, etc.), traitements médicamenteux ou chirurgie.
 
DIFFERENTES CAUSES
 
Les causes de l’incontinence sont liées à plusieurs facteurs. Les facteurs génétiques sont de plus en plus évidents, mais certains évènements et modes de vie contribuent indiscutablement à son apparition.
Les causes les plus connues sont les facteurs obstétricaux : les gros bébés et les accouchements rapides ou difficiles sont les grands pourvoyeurs de soucis urinaires.
Ensuite, la consommation excessive de tabac, d'alcool, de café et de thé, tout comme l'obésité, la constipation et certaines infections y contribuent également.
Enfin, à partir d’un certain âge, la ménopause entraîne la diminution de l'élasticité des muscles et donc aussi du périnée, ce qui contribue alors à accentuer le problème.
 
A SAVOIR
 
Les bonnes habitudes acquises dans l’enfance ont une réelle influence sur la santé de notre appareil urinaire durant toute la vie. Parmi celles-ci :
- ne pas se retenir quand on a envie ;
- se détendre complètement durant l'acte (ce n'est pas une corvée) ;
- ne pas forcer (la vidange de la vessie doit se faire en douceur pour ne pas abîmer le périnée) ;
- vider entièrement la vessie (lorsqu’une vessie ne se vide pas complètement, les germes présents peuvent proliférer et entraîner une infection urinaire).
Les sports provoquant des pressions intra abdominales importantes favorisent aussi l'incontinence urinaire en affaiblissant le périnée, (athlétisme, gymnastique, trampoline, basket, volley, équitation, sports de combat, jogging, tennis, etc.). Mais muscler son périnée est possible. Commencez par le contracter par série de dix contractions/décontractions trois à cinq fois par jour est un bon rythme. Toutes les occasions sont bonnes pour s’entraîner en toute discrétion : au bureau, dans le bus, en voiture, à vous de juger…