L’hépatite B, une maladie silencieuse

Posté le 18/07/2018| Par RAAUCENTER| Dans Santé
L’hépatite B, une maladie silencieuse

 

 

L’hépatite B est une maladie du foie due à un virus. Le germe qui en est responsable fait partie des dix virus les plus redoutables du monde. Cette maladie est considérée comme un problème majeur de santé publique par l’Organisation Mondiale de la Santé car, dans un certain nombre de cas, elle conduit à une mort prématurée.
 
TRANSMISSIBLE
 
Le virus de l’hépatite B se transmet par voie sexuelle ou sanguine, par l’intermédiaire de sécrétions ou de liquides comme le sang, le sperme, les sécrétions vaginales, les liquides issus d’une plaie mais aussi la salive. La transmission de la mère à l’enfant est aussi possible in utérus.

 

SOUVENT SILENCIEUSE

 

L’infection par le virus de l’hépatite B débute par une période d’incubation pouvant aller de quelques semaines à six mois. Elle est suivie de la phase aiguë de la maladie, durant laquelle aucun symptôme n’apparaît dans la grande majorité des cas. Ce qui signifie que l’on peut avoir ou avoir eu l’hépatite B sans le savoir. Lorsque, au contraire, la maladie se manifeste, les symptômes peuvent être : une perte d’appétit, de la fièvre, de la fatigue, des nausées, une jaunisse... Dans de rares cas, la phase aiguë peut dégénérer : on parle alors d’hépatite fulminante, mortelle dans 90 % des cas.

 

DES DEGATS IMPORTANTS

 
Qu’il y ai ou non des symptômes durant la phase aiguë précédemment décrite de la maladie, la grande majorité des personnes infectées évolue spontanément vers la guérison. Les autres seront porteuses du virus toute leur vie et seront appelées des porteurs chroniques. L'organisme des porteurs chroniques n’a pas réussi à se débarrasser du virus et, chez eux, l’inflammation du foie se poursuit doucement mais sûrement et mène, à long terme, à l’apparition d'une cirrhose, d'une insuffisance hépatique, voire d'un cancer du foie. Une prise en charge médicale en continu peut permettre de contrôler l’infection et de prévenir l’apparition de ces complications. Néanmoins, la guérison totale reste impossible et le porteur chronique reste contagieux toute sa vie.
 

VACCINATION SYSTEMATIQUE EN POLYNESIE

 
Depuis 1982, il existe des vaccins contre l’hépatite B. Ils nécessitent un rappel tous les 10 ans. En Polynésie, comme en France, la vaccination est recommandée chez les personnes à risques et elle est obligatoire pour les personnels de santé.
Sur le fenua, cette vaccination est cependant obligatoire pour les enfants et elle est pratiquée d'office sur tous les nouveau-nés. La grande prévalence des cas chroniques et la volonté d’éradiquer la maladie ont motivé cette décision. Sachant par ailleurs que plus la contamination a lieu à un jeune âge, plus les risques de passage à la chronicité sont importants.