Epidémie de Chikungunya

Posté le 20/10/2014| Par RAAUCENTER| Dans Santé
Epidémie de Chikungunya

Le chikungunya est un arbovirus transmis à l’homme par la piqûre d’un moustique du genre Aedes, principalement Aedes aegypti plus connu sous le nom de moustique-tigre.
C’est une maladie qui peut aussi être transmise par une mère infectée à son nouveau-né (transmission materno-néonatale).
Le chikungunya a la réputation d’être une maladie bénigne mais il a été impliqué dans des décès.
Quels symptômes ?
La période qui s’écoule entre la piqûre de moustique infectante et l’apparition des premiers signes de la maladie (incubation) est de deux à six jours.
Les personnes infectées peuvent ne présenter aucun symptôme.
Quand le chikungunya est symptomatique, il débute de façon soudaine par une fièvre généralement élevée, associée à des douleurs articulaires (arthralgies) intenses et à une éruption cutanée transitoire.
Ces signes s’accompagnent parfois de douleurs musculaires (myalgies), de céphalées, de troubles digestifs (nausées, vomissements, perte d’appétit), de petites hémorragies et de lésions de la peau (troubles de la pigmentation).
La maladie peut donner des formes sévères. Quelques décès sont même survenus chez des patients infectés.

Le chikungunya est une maladie handicapante non seulement à cause des douleurs mais aussi du fait d’une grande fatigue qui touche près de la moitié des malades. Chez certains patients, les manifestations cliniques, en particulier rhumatologiques, persistent pendant plusieurs mois, voire plusieurs années.
Le diagnostic biologique du chikungunya repose sur la détection du virus ou de son ADN (technique PCR) et/ou la mise en évidence des anticorps spécifiques dans le sang (sérologie).
 
Quel traitement ?
Ce virus ne bénéficie pas d'un traitement spécifique et il n’existe pas de médicaments efficaces contre le virus du chikungunya. Le traitement de la maladie est donc uniquement symptomatique. Le doliprane (Pracétamol) sans dépasser 4g/jour, des complexes vitaminiques, des probiotiques.
À la phase aiguë il repose principalement sur l’administration de médicaments contre les douleurs (antalgiques) et d’anti-inflammatoires non stéroïdiens.
L’aspirine doit être évitée à cause du risque d’hémorragies.
 
Conseils aux patients
Quelle prévention ?
Il n’y a pas de vaccin contre le chikungunya. C'est donc autour de la protection contre les moustiques que se gère la prévention. La destruction des moustiques vecteurs est indispensable pour interrompre le cycle de transmission de la maladie.

Chez les voyageurs, le Comité des maladies liées aux voyages et d’importation (CMVI) indique que la prévention des maladies à transmission vectorielle, dont fait partie le chikunguyna, repose essentiellement sur la protection individuelle contre les piqûres de moustiques (recommandations 2011).
Cette protection personnelle anti-vectorielle passe par l’utilisation de vêtements imprégnés d’insecticides et de répulsifs cutanés. Pour les jeunes enfants, avant l’âge de la marche, les experts conseillent de munir les berceaux et les poussettes de moustiquaires imprégnées d’insecticides, méthode qui « reste la plus efficace ».

D’autres moyens de lutte contre le vecteur sont utiles :

 • La suppression des eaux stagnantes autour de l'habitation (eau dans les coupelles des peaux de fleurs, les gouttières, recouvrement des piscines et collecteurs d'eau)
 • La pulvérisation de « bombes » insecticides dans les habitations, l’utilisation de diffuseurs d’insecticides électriques à l’extérieur et la mise en place de grillages anti-moustiques aux portes et aux fenêtres.
En revanche, les bracelets anti-insectes ainsi que les autres méthodes proposées dans le commerce (appareils sonores à ultrasons, vitamine B1, homéopathie, raquettes électriques, rubans, papiers et autocollants gluants sans insecticide) sont inefficaces. De même la ventilation et la climatisation sont insuffisantes pour assurer à elles seules une protection efficace.